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Le 20 janvier : fêtons la mobilité douce en montagne !

3 janvier 2017 Mobilité douce Pratiques sportives Tourisme
En 2016, près de 350 amoureux des hauteurs ont tenté l'aventure de la montagne sans voiture, dans le cadre du concours « Changer d'Approche ». Pour valoriser et féliciter les participants, Mountain Wilderness vous donne rendez-vous à l'Hôtel de Ville (...)

En 2016, près de 350 amoureux des hauteurs ont tenté l'aventure de la montagne sans voiture, dans le cadre du concours « Changer d'Approche ». Pour valoriser et féliciter les participants, Mountain Wilderness vous donne rendez-vous à l'Hôtel de Ville de Grenoble, le 20 janvier 2017 à 19h pour une soirée « évasion » et la remise des prix aux lauréats. L'occasion pour tous de voyager en écoutant les plus beaux récits de sorties en transport doux ! L'entrée est libre et gratuite pour tous.

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DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE DE REMISE DES PRIX

Cette 9e édition du concours Changer d'Approche, porté par Mountain Wilderness, a permis une nouvelle fois d'enrichir les bases de données d'itinéraires permettant de réaliser des sorties montagne en mobilité douce via les transports en commun (train, tram, bus, transport à la demande).

130 contributions ont été enregistrées ! La soirée du vendredi 20 janvier est l'occasion de venir découvrir les récits, vidéos et photos des lauréats de cette édition. Un buffet montagnard offrira un moment privilégié pour discuter avec les participants !

A l'occasion de cette édition 2016, ce sont près de 28 000 kilomètres qui ont été réalisés et près de 4 tonnes de CO2 économisés. Bravo à tous les participants !

Les prix 2016

8 prix récompenseront les meilleures contributions classées dans différentes catégories :
- Randonnée
- Escalade
- Alpinisme
- Ski
- Club

Ces itinéraires vous emmèneront des Alpes aux Pyrénées, en France mais aussi à l'étranger… ! A vélo, en train, à pied, tous ces récits vous donneront peut-être envie de vous essayer à une escapade sans voiture !

CHANGER D'APPROCHE POURQUOI ?

Depuis 10 ans, attirant toujours de plus en plus de monde, ce concours permet de partager et d'échanger autour d'une autre façon d'aller en montagne. Une approche innovante et agréable pour réinventer nos pratiques.
Tout est possible si on en a la volonté : ralentir pour pouvoir mieux contempler la montagne et sa splendeur. Changer d'Approche, c'est découvrir de nouveaux horizons, à la rencontre des acteurs locaux, et participer à l'économie locale montagnarde.
Les pionniers de la mobilité douce en montagne nous montrent le chemin : soyons audacieux, ces sorties autrement sont accessibles à tous !

>> COVOITURER ET SE LOGER POUR LA SOIRÉE DU 20 JANVIER <<

EN SAVOIR PLUS SUR LA CAMPAGNE CHANGER D'APPROCHE

- Le portail changerdapproche.org recense plus de 15 000 itinéraires et plus de 2 000 accès desservis par les transports en commun. Ajoutez-y votre trace !
- En savoir plus sur le concours Changer d'approche
- La collection de brochures 10 idées de sorties montagne sans voiture
- La vidéo Changer d'approche, la montagne autrement !

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Merci également au Refuge Adèle Planchard, au Chalet du Lys, au Gite des Landagnes, à l'Auberge La Turra, au Gîte de la Colle, au Refuge du Promontoire, au Refuge des Cortalets, au Refuge La Soldanelle et au Café Concert Cantine Montagnarde La Gelinotte.

Nos 600 coeurs ont gagné !

16 décembre 2016 Tourisme
Le 25 novembre dernier, la commune de Chamrousse présentait en Commission UTN [1] de Massif un projet de restructuration du Recoin, l'un des trois pôles de sa station de ski, avec Roche-Béranger et Bachat-Bouloud. Une restructuration jugée (...)

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Le 25 novembre dernier, la commune de Chamrousse présentait en Commission UTN [1] de Massif un projet de restructuration du Recoin, l'un des trois pôles de sa station de ski, avec Roche-Béranger et Bachat-Bouloud.
Une restructuration jugée nécessaire car en dehors de la reprise de l'ancienne gare du téléphérique et de la construction d'un nouvel office de tourisme, le site du Recoin a plutôt mal vieilli, avec un schéma de fonctionnement obsolète, notamment au niveau de la circulation automobile qui vient perturber le fonctionnement du front de neige.
Un projet d'urbanisme ambitieux a été retenu par la commune, qui comprend un certain nombre de construction nouvelles, résidences de tourisme, hôtellerie, commerces, services, salle multimédia, centre « balnéotonique », espaces de séminaires et de coworking... ainsi que de l'habitat permanent.

Chamrousse abandonne ses projets d'extension du domaine skiable !

L'un des enjeux qu'il nous fallait porter lors de l'examen de ce dossier —outre les questions habituelles liées à la gestion de l'eau par exemple― est celui de la compatibilité du domaine skiable avec les hébergements projetés. En gros, la question posée fut : « Chamrousse veut elle toujours agrandir son domaine skiable ? Ce projet d'urbanisme servira t'il à justifier un tel agrandissement ? »
On se rappelle en effet des déclarations récurrentes de son maire quant à sa volonté d'équiper le secteur des Vans et de la mobilisation que cela avait créé.
Lire nos articles :
- Extension de Chamrousse : un pas vers les Vans, un recul d'un siècle
- 600 cœurs à l'unisson pour les Vans !

A la question directe que nous leur avons posé, les représentants de la station ont clairement répondu : « Chamrousse a un domaine skiable sous exploité par rapport à la clientèle. A terme, il sera nécessaire de renfoncer la liaison entre le Recoin et Roche-Béranger en intégrant les enjeux de mobilité durable, donc sans doute par télésiège. Mais il n'est pas question d'étendre le domaine skiable. »

Une très bonne nouvelle pour tous les amoureux du vallon des Vans et du massif de Belledonne : nos 600 cœurs ont été entendus !
Et de ce fait, nous avons validé avec les autres membres ce projet de restructuration du secteur du Recoin. Mountain Wilderness est complétement disposé à travailler avec la mairie de Chamrousse pour réfléchir à un tourisme de montagne tourné vers l'avenir !


[1] Unité Touristique Nouvelle

La montagne en boîte ?

30 novembre 2016 Tourisme
« Le projet de Tignes est un projet en accord total avec les nouvelles tendances de consommation des loisirs en montagne. Il apporte le niveau de service sur mesure en montagne en gommant tous les aspects rudes et rebutants que ce milieu englobe (...)

« Le projet de Tignes est un projet en accord total avec les nouvelles tendances de consommation des loisirs en montagne. Il apporte le niveau de service sur mesure en montagne en gommant tous les aspects rudes et rebutants que ce milieu englobe (froid, pente, difficulté, etc.). Il permet de vivre une expérience de pleine nature dans un cocon de confort et de services intégrés. »

Ce sont les arguments mis en exergue dans le dossier présenté ce 25 novembre 2016 devant la commission UTN (Unités touristiques nouvelles) du Massif des Alpes par la commune de Tignes. Ce dossier présente notamment un projet de « complexe Ski-Line » comprenant une piste de ski indoor, permettant de skier à l'année (comme cela se fait déjà de par le monde en ville, Dubaï étant un exemple éloquent) et un bassin à vagues au pied de la piste de ski, permettant la pratique du surf (nautique, ce qui « renforce le caractère insolite du programme », dixit le dossier). Le tout est complété par un restaurant-bar « offrant une vue panoramique sur les montagnes, la vague de surf et la piste de ski ».

QUAND LA MONTAGNE SE PASSE DE LA MONTAGNE

Mountain Wilderness dénonce la philosophie de l'installation d'un tel centre de loisir « hors sol » au cœur des montagnes (lire notre article du 23 novembre « Projet "Ski-Line" à Tignes : Dubaï en Tarentaise ! ». En effet, ce projet est le stade ultime de l'absurdité, de l'anti-montagne absolu : nier la montagne sur son propre territoire !

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10 VOIX "POUR" 2 VOIX "CONTRE"

Pourtant, les membres de la commission UTN ont largement voté un avis favorable à ce projet.
Hormis celles des associations, aucune voix ne s'est exprimée contre ce projet. Une seule élue a repris nos interrogations relatives à l'avenir de nos montagnes. Cela n'a pas suffit à engager un débat sur les questions de fond, sur l'image que l'on donne des montagnes et des activités qu'on y pratique. « Voilà où nous mène l'argent » osera pourtant s'exclamer l'un des membres de la commission... mais en « off », la veille de la réunion !

Ce vote très largement majoritaire interpelle sur la vision portée par les représentants du monde de la montagne de leur territoire et sur son avenir. Aussi, face aux conséquences des changements climatiques en cours (le glacier de Tignes a perdu 30 % de sa surface skiable en été, et risque d'en perdre autant dans les 10 ans à venir), il semblerait qu'assurer la skiabilité 365 jours par an justifie tous les artifices.

LES ASPIRATIONS SONT POURTANT AILLEURS

Il interpelle aussi sur le décalage entre les fameuses « élites » et le monde réel : la quasi totalité des réactions aux articles parus sur ce projet le rejettent ; c'est le cas aussi de l'immense majorité des acteurs qui vivent la montagne au jour le jour que nous avons interrogé.

Un rejet aussi fort que celui qu'avait soulevé début 2016 le projet d'extension du domaine skiable de Chamrousse vers les sommets des Vans. La mobilisation "des amoureux de la montagne" a été extraordinaire : plus de 600 personnes se sont rassemblées à 2400 m pour former un cœur dans le vallon menacé. Ainsi, ce vendredi 25 novembre, lorsque le représentant de Mountain Wilderness a demandé aux élus de Chamrousse présents à la commission UTN, si le projet de restructuration immobilière du Recoin (pour lequel ils sollicitaient également une autorisation de l'État) était susceptible de nécessiter une extension du domaine skiable, la réponse a été très claire : « nous avons un domaine skiable sous-exploité, il n'est pas question de l'étendre. »

NE LAISSONS PAS TIGNES METTRE LA MONTAGNE EN BOÎTE !

Á Chamrousse, la mobilisation a payé. Partout, il est grand temps que les "gens de la montagne" et la société civile, se lèvent pour que les véritables richesses de nos montagnes soient valorisées, protégées et partagées, pour que l'humanité puisse encore s'émerveiller... !

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La montagne sans voiture à partir de Lyon !

28 novembre 2016 Mobilité douce Pratiques sportives Tourisme
Dans le cadre de sa campagne Changer d'approche, en faveur de l'écomobilité et de l'écotourisme, Mountain Wilderness a développé une collection de publications présentant des idées de sorties en montagne sans voiture. Chacune de ces brochures est (...)

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Dans le cadre de sa campagne Changer d'approche, en faveur de l'écomobilité et de l'écotourisme, Mountain Wilderness a développé une collection de publications présentant des idées de sorties en montagne sans voiture. Chacune de ces brochures est consacrée à un territoire spécifique, au départ d'une « ville porte » ou à destination d'un massif.

Après l'Isère, le Mercantour, les Pyrénées orientales, les Hautes-Alpes et à partir d'Annecy, autour de Barcelone et autour du Mont-Blanc, c'est à partir de Lyon que nous proposons des itinéraires en randonnée pédestre, kayak, VTT, raquette et ski de randonnée avec cette 8e brochure.

- Découvrez la brochure PDF - 2.7 Mo 10 idées de sorties montagne sans voiture à partir de Lyon (Ces dix propositions de sorties sont présentées plus en détail sur le site Internet lyon.changerdapproche.org)
- Retrouvez toute la collection des "10 idées de sorties montagne sans voiture"
- Retrouvez d'autres idées d'itinéraires accessibles en transports en commun sur le portail www.changerdapproche.org, avec près de 15 000 itinéraires réalisables sans voiture !

CETTE BROCHURE A ÉTÉ RÉALISÉE AVEC LE SOUTIEN DE :

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Projet « Ski-Line » à Tignes : Dubaï en Tarentaise !

23 novembre 2016 Tourisme
« La station de Tignes a largement construit son image autour de la possibilité de skier 365 jours par an grâce à son glacier – image de sportivité qu'elle a ensuite déclinée autour des stages de préparation physique en altitude destinés aux équipes (...)

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« La station de Tignes a largement construit son image autour de la possibilité de skier 365 jours par an grâce à son glacier – image de sportivité qu'elle a ensuite déclinée autour des stages de préparation physique en altitude destinés aux équipes internationales de sports collectifs. Le dernier projet en date d'une académie du ski promue par des Anglais, et qui a fait l'objet d'une autorisation UTN en avril 2016, va dans ce sens.
Or la fonte du glacier, comme de tous ceux des Alpes, remet en cause ce positionnement distinctif et les nombreux investissements en installations sportives que la station a réalisés ces dernières années. »

C'est dans ce contexte, rapporté ici avec les mots d'Atout France [1], que la commune de Tignes a lancé le projet d'une piste de ski couverte ouverte à l'année : la « Ski-Line ». Couplé à la création d'un Club Med à Val Claret, ce projet « d'Unité touristique nouvelle » (UTN) sera présenté ce vendredi 25 novembre 2016, aux membres de la Commission des UTN du Massif des Alpes, dont MW fait partie, afin qu'ils éclairent l'État —en la personne du préfet coordonnateur de Massif― quant à l'opportunité d'autoriser une telle opération d'urbanisme.

Quand la montagne se passe de la montagne

Ce projet est le stade ultime de l'absurdité, de l'anti-montagne absolu : énergivore, consommateur d'eau, il est à l'opposé d'un développement durable et participe à la mort de la montagne par le réchauffement climatique et l'artificialisation de la nature. Il met la montagne en boite, hors sol, encore plus qu'elle n'était : il bafoue les valeurs de la montagne, les grands espaces, le libre accès, les rythme naturels. Il montre que la montagne peut se passer de la montagne.
Le « benchmarking » de ce projet — la comparaison avec ce qui se fait ailleurs dans le genre―, est d'ailleurs révélateur : des ski-dômes, il y en a à Madrid, La Haye, Manchester... et à Dubaï, le plus connu car le plus absurde. Tignes pense le détrôner en poussant le bouchon plus loin encore : faire une montagne artificielle... à la montagne !
Cerise sur le gâteau (il faut bien se démarquer de la concurrence), le ski-dôme intégrera également un produit « surf indoor ». Eh oui, comme dans le centre Aquamotion de Courchevel (au temps pour l'originalité), vous pourrez à terme surfer sur une vague artificielle éternelle... Tout cela pour la modique somme de 63 millions d'Euro. Hors taxes.

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Ne nous leurrons pas, si ce projet était accepté, il poussera les concurrents à faire plus grand, plus fort, forcement. Tous n'en auront pas les moyens, mais certains le pourront. Cette piste est longue de 400m, la prochaine en fera 500.
Pour toutes ces raisons, Mountain Wilderness est résolument opposé à ce projet de « Ski-Line », l'artificialisation ultime de la montagne.
Dubaï singeait les Alpes ; la Tarentaise se met à copier Dubaï !


[1] Agence de développement touristique de la France

Les sentiers de la Dignité

28 septembre 2016 Mobilité douce
Sur les sentiers de la dignité (c) Monika GLET Du 6 au 11 septembre, Mountain Wilderness et l'association Point d'Eau, centre d'accueil de jour agréé par la Fondation Abbé Pierre, ont organisé une traversée du Vercors par les Hauts Plateaux et (...)
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Crédits photos
Sur les sentiers de la dignité
(c) Monika GLET

Du 6 au 11 septembre, Mountain Wilderness et l'association Point d'Eau, centre d'accueil de jour agréé par la Fondation Abbé Pierre, ont organisé une traversée du Vercors par les Hauts Plateaux et les crêtes du Balcon Est avec un public en situation de précarité. Cinq personnes, d'origines culturelles diverses (Baloutchistan, Guinée, Hongrie et un franco-belge-kabil) ont ainsi pu s'immerger au cœur de la montagne, se rencontrer, se retrouver, se reconnecter en pleine nature. C'est en mobilité douce, dans le cadre de la campagne Changer d'Approche, que les participants ont accédé aux espaces montagnards.

Les ambitions du projet étaient de venir en soutien à des personnes vivant dans l'isolement pour leur permettre de retrouver leurs propres ressources et d'accéder à un épanouissement au travers d'une expérience aux dimensions sportives, humaines et sociales. Le désengagement des institutions de droit commun et la marginalisation sont des problématiques inhérentes à la vie dans la rue. Au travers de cette action l'objectif visé était de permettre une remobilisation par l'investissement dans le montage et la réalisation du projet.

PARTICIPER, S'ENGAGER, CO-CONSTRUIRE

Le projet a nécessité un réel travail en amont. La constitution d'un groupe fut l'une des étapes clés. Malgré quelques incompréhensions lors des réunions en raison différents niveaux de français des participants, ces dernières furent une réussite et ont permis aux bénéficiaires d'être source de propositions et véritablement acteurs du projet. De nombreux mois de préparation ont été nécessaires pour qu'ils puissent, au regard de leur problématiques, appréhender et s'investir dans cette action. Il est essentiel de souligner leur assiduité et le fait qu'ils aient respecté les engagements qu'ils avaient pris, malgré les situations complexes auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.

APPRÉHENDER SES LIMITES

Grâce à un itinéraire adapté, chacun à pu, à son rythme et en fonction de ses conditions physiques, effectuer l'intégralité du parcours. Les temps d'échange ont permis à chacun d'évoluer à l'allure qu'il souhaitait tout en respectant les règles de sécurité et le collectif. Ce fut probablement le sujet principal de frustrations et de tensions au sein du groupe, entre les différentes perception et ambitions des participants, du défi sportif à l'immersion en nature.
L'effort physique demandé a amené une réflexion quant à leurs capacités. Certains, peu sportifs, ont pu se dépasser et identifier les éléments représentant des freins (surpoids, cigarette, consommation d'alcool...). D'autres, néophyte en montagne, ont démontré une agilité et une aisance déconcertante, acquérant un statut de meneur permettant d'entrainer le groupe et de se découvrir une autre place.

SENSIBILISER AU MILIEU MONTAGNARD

La volonté était de profiter de la situation géographique de Grenoble qui fait de la montagne un espace accessible et ainsi d'agir sur le territoire local. Le massif du Vercors est un environnement à la fois connu, puisqu'il est visible depuis l'espace urbain et inconnu, car beaucoup n'ont jamais accédé à ce massif. Les multiples pas, cols, crêtes, haut-plateaux et balcons que nous avons traversés leur a permis d'acquérir une bonne connaissance de la montagne. Beaucoup ont souligné l'immensité et la beauté de la montagne, du bien être qu'ils ressentaient lorsqu'ils se trouvaient sur ses sentiers et de l'importance de la préserver.
L'approche en mobilité douce non polluant et à un coût tout à fait abordable leur permettra peut-être de se rendre à nouveau dans les lieux parcourus durant cette traversée.

ÉCHANGER ET PARTAGER

L'objectif du projet était également de vivre une expérience positive de groupe, en dépit des différences culturelles, identitaires de langues et spirituelles des participants. Lors de la randonnée, nous avons assisté à de belles rencontres humaines, à la naissance de complicités inattendues et surtout à une entraide et une ambiance très joyeuse.
Pour illustrer et témoigner de cette expérience, une exposition retraçant l'aventure va prochainement voir le jour, mêlant des photographies qu'ont pu prendre les participants et celles d'une photographe professionnelle ayant vécu une partie de l'aventure avec nous.

Des rencontres qui laisseront des souvenirs dans la durée avec le renard habitué aux randonneurs du refuge non gardé, le vautour passant à leur niveau, les bouquetins, chamois et marmottes...

Grâce aux connaissances de l'accompagnateur de moyenne montagne encadrant le périple, nous avons tous beaucoup appris à propos de la faune, de la flore et des spécificités de cet environnement. Des participants ont manifesté un intérêt certain pour ces apprentissages puisque de nouveaux projets en lien avec ces connaissances sont à l'étude, tel que la création d'ateliers cuisine basés sur l'utilisation des plantes de montagne.

Découvrez la traversée en images

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Femmes des cimes et d’ailleurs

28 septembre 2016 Pratiques sportives
L'histoire, d'abord, est celle d'une rencontre entre des femmes à la fois proches et lointaines : 12 femmes (8 françaises et 4 latino-américaines). Des femmes qui, bien que vivant sur des continents différents, ont pour habitude de s'aventurer en (...)

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L'histoire, d'abord, est celle d'une rencontre entre des femmes à la fois proches et lointaines : 12 femmes (8 françaises et 4 latino-américaines). Des femmes qui, bien que vivant sur des continents différents, ont pour habitude de s'aventurer en haute montagne et avaient envie de réaliser une expédition ensemble. C'est aussi l'histoire du « dépassement de soi », en tant qu'être humain face à la rudesse de la nature, en tant que femmes libres, autonomes, évoluant en milieu hostile.

Voilà le synopsis du documentaire que l'équipe d'Images Solidaires, une association d'éducation citoyenne qui travaille sur l'image au sens large : image de soi, image des autres, stigmatisation médiatique, préjugés... est partie tourner cet été en Bolivie. 6 femmes du GFHM (Groupe Féminin de Haute Montagne) de Grenoble, ont rejoint 4 femmes andinistes (de l'association Mujer Montaña) pour gravir ensemble des sommets.

Pendant 4 semaines Christelle l'ethnologue, et Marie la vidéaste d'Images Solidaires, ont pris part et filmé cette aventure humaine. Elles ont accompagné les 10 femmes, en les filmant, dans l'ascension de sommets andins et dans cette rencontre interculturelle.

Un film pour mettre en lumière la présence des femmes en haute montagne

Bien que moins nombreuses que leurs homologues masculins, les femmes alpinistes relèvent des défis considérables mais leur invisibilité sur les écrans reste manifeste. C'est pourquoi, Images Solidaires a voulu mettre la lumière sur ces amoureuses des cimes à travers la réalisation d'un film cherchant à donner envie à d'autres femmes de se rapprocher de la montagne.

Ce film cherchera aussi à mettre en avant l'aspect humain de cette aventure sportive. Il se questionnera sur ce qui incite ces femmes à s'aventurer entre les crevasses ou à escalader les falaises. A comprendre aussi comment cela est perçu par leur entourage. Comment les différences de chacune se sont-elles articulées dans le groupe ? Dans les cordées ? Jusqu'aux sommets ?

FEMMES DES CIMES EN QUELQUES CHIFFRES

Et pour arriver jusqu'au sommet, il a fallu du courage à cette cordée interculturelle !
Un mois, deux étapes, douze femmes, deux sommets à plus de 6000 mètres d'altitude : le Chachacomani (17h de marche) et le Huayna Potosi, 15 jours de tourista, 30 soupes de Quinoa, un nombre considérable d'engueulades, de pleurs, et de rires, 658 Lamas croisés, 5 mules et 10 porteurs, 1 cuisinière : Alicia, de la neige, des crampons et des piolets, et des petits chaussons duvet…

Rien n'a été simple. Certaines choses qui avaient été prévues n'eurent pas lieu. Et d'autres non planifiées, eurent lieu. Mais des sommets ont été atteints. Chacune des participantes a pu gravir le sien, qu'il soit géologique ou intérieur et qui restera marqué comme un apprentissage pour la vie à venir.

ALLER PLUS LOIN

- www.images-solidaires.net
- www.facebook.com/Imagesolidaires

Esprit parc national en Vanoise

21 septembre 2016 Tourisme
Initié en 2015 par les dix Parcs Nationaux Français, la marque Esprit parc national va officiellement voir le jour en Vanoise à l'occasion d'une cérémonie de lancement le vendredi 23 septembre aux Belleville (Chambéry). Cet événement sera l'occasion (...)

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Initié en 2015 par les dix Parcs Nationaux Français, la marque Esprit parc national va officiellement voir le jour en Vanoise à l'occasion d'une cérémonie de lancement le vendredi 23 septembre aux Belleville (Chambéry).

Cet événement sera l'occasion de présenter et préciser les contours et l'identité de cette marque ainsi que ses perspectives de déploiement dans le Parc national de la Vanoise, en présence d'André Plaisance, maire des Belleville et de Christophe Roulier, vice-président du conseil d'administration du Parc national et représentant de Mountain Wilderness. Les premiers bénéficiaires de la marque, un apiculteur et des accompagnateurs en montagne, témoigneront également de leur engagement dans cette démarche.

Suivra prochainement de nouveaux appels à candidature, auprès notamment d'hébergeurs et de prestataires de sorties découvertes, pour l'obtention de la marque en 2017.

Esprit Parc National, qu'est-ce que c'est ?
L'objectif initial de la marque collective « Esprit parc national » est de fédérer et soutenir les acteurs économiques des territoires mais aussi, sensibiliser le consommateur aux valeurs d'authenticité, de respect, de partage, d'engagement et de vitalité portées par les parcs nationaux depuis plus de 50 ans. Elle met donc en valeur des produits et services imaginés et créés par des hommes et des femmes qui s'engagent dans la préservation et la promotion de ces territoires d'exception. Enfin, la marque Esprit parc national est aussi porteuse d'un message de solidarité en privilégiant l'économie locale.

ALLER PLUS LOIN

- Site internet de la marque : www.espritparcnational.com
- Site internet du Parc national de la Vanoise : www.vanoise-parcnational.fr

Une conférence pour les hautes montagnes du monde

21 septembre 2016 Pratiques sportives
Mont Cook - Nouvelle Zelande (c) Olivier Moret En juin 2018, Chamonix accueillera la quatrième édition de la « Sustainable Summits Conference ». Cette rencontre internationale réunit des acteurs de terrain pour échanger sur l'avenir des hautes (...)
Mont Cook - Nouvelle Zelande
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Mont Cook - Nouvelle Zelande
(c) Olivier Moret

En juin 2018, Chamonix accueillera la quatrième édition de la « Sustainable Summits Conference ». Cette rencontre internationale réunit des acteurs de terrain pour échanger sur l'avenir des hautes montagnes et partager des bonnes pratiques afin de mieux préserver les plus hauts sommets de la planète.

Imaginée par le club alpin américain avec le soutien du parc national du Denali (Alaska), la « Sustainable Summits Conference » rassemble pendant trois jours des alpinistes, des gestionnaires de site, des chercheurs, des entreprises et des représentants du milieu associatif. Si la question des déchets était au cœur de la première édition (Golden, Colorado, 2010), les thèmes de l'édition suivante (Golden, 2014) abordaient d'autres problématiques comme l'accidentologie, les pratiques éco-citoyennes en haute montagne ou le cas particulier de l'Everest.
La troisième édition, qui avait lieu cet été au pied du mont Cook (Nouvelle Zélande), a ouvert la conférence vers de nouvelles thématiques comme l'augmentation des risques naturels en lien avec le changement climatique, le respect des populations autochtones et la commercialisation des hauts sommets.

Pascal Mao, géographe à l'Université Grenoble-Alpes et Olivier Moret, directeur de la Fondation Petzl, avaient fait le déplacement en Nouvelle Zélande pour porter la candidature d'un collectif (lire encadré) motivé par l'organisation de la quatrième édition de cette conférence, à Chamonix, en juin 2018. Cette candidature française a été chaleureusement accueillie par le public et les animateurs des précédentes éditions.

Au delà de l'échange d'expériences et de solutions de terrain, l'ambition pour 2018 est de porter un message fort à destination des alpinistes et du grand public : les hautes montagne de la terre sont essentielles à l'équilibre de notre planète. Elles font partie des derniers espaces sauvages où l'homme peut vivre des expériences exceptionnelles. À ce titre, elles représentent un bien commun pour l'humanité.

- www.sustainable-summits.com

UNE ÉQUIPE POUR 2018

L'organisation de la quatrième édition de la « Sustainable summits conference » ou « conférence des hautes montagnes du monde » sera portée par un collectif composé notamment de chercheurs, de gestionnaires de site de haute montagne et d'associations de pratiquants :
- Mountain Wilderness France
- Le club alpin français, le club alpin américain et le club alpin néo-zélandais
- Les parcs nationaux français de haute montagne (Écrins, Vanoise et Mercantour)
- L'Espace Mont Blanc
- Le laboratoire d'excellence innovation et territoire de montagne (Labex ITEM)
- Le groupe de presse Bayard nature et territoires
- La ville de Chamonix
- La Fondation Petzl

Dégustation nature sur les balcons du Vercors

24 août 2016 Mobilité douce Pratiques sportives
Le week-end des 9 et 10 juillet aura été l'occasion pour une dizaine de participants, tous Rhônalpins, d'effectuer une sortie-découverte dans le massif du Vercors, en transports en commun. Partis de Lyon ou Grenoble, via Prélenfrey du Gua – le (...)

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Le week-end des 9 et 10 juillet aura été l'occasion pour une dizaine de participants, tous Rhônalpins, d'effectuer une sortie-découverte dans le massif du Vercors, en transports en commun.

Partis de Lyon ou Grenoble, via Prélenfrey du Gua – le départ de la rando – les participants ont traversé la barrière orientale du Vercors en franchissant le spectaculaire mais non moins facile, Pas de la Balme, afin de rejoindre Corrençon en Vercors, au cœur des 4 montagnes.
Si la plupart d'entre eux étaient des « habitués » de la montagne, cette approche sans voiture a été une découverte qui leur permettra à l'avenir de reproduire le même genre de sorties sans polluer.

Animé par Julien Schmitz, Accompagnateur en montagne, ils ont pu déguster de nombreuses plantes sauvages, agrémentés d'une petite cuisine sauvage au cours du parcours, afin d'améliorer l'ordinaire.
Ainsi, les randonneurs auront pu goûter fleurs et racines de Raiponce en omelette, l'oxalis en salade qui parfume très largement d'un goût acidulé, ou encore des beignets de fleurs de sureau. Produits locaux et herbes sauvages étaient au menu du refuge de la Soldanelle le samedi soir.

Un très beau week-end sous un ciel radieux, qui aura permis à chacun de (re)découvrir le Vercors comme ils ne l'avaient encore jamais vu !

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