Actualités

Toutes les actualités

Les sentiers de la Dignité

28 septembre 2016 Mobilité douce
Sur les sentiers de la dignité (c) Monika GLET Du 6 au 11 septembre, Mountain Wilderness et l'association Point d'Eau, centre d'accueil de jour agréé par la Fondation Abbé Pierre, ont organisé une traversée du Vercors par les Hauts Plateaux et (...)
JPEG - 229.8 ko
Crédits photos
Sur les sentiers de la dignité
(c) Monika GLET

Du 6 au 11 septembre, Mountain Wilderness et l'association Point d'Eau, centre d'accueil de jour agréé par la Fondation Abbé Pierre, ont organisé une traversée du Vercors par les Hauts Plateaux et les crêtes du Balcon Est avec un public en situation de précarité. Cinq personnes, d'origines culturelles diverses (Baloutchistan, Guinée, Hongrie et un franco-belge-kabil) ont ainsi pu s'immerger au cœur de la montagne, se rencontrer, se retrouver, se reconnecter en pleine nature. C'est en mobilité douce, dans le cadre de la campagne Changer d'Approche, que les participants ont accédé aux espaces montagnards.

Les ambitions du projet étaient de venir en soutien à des personnes vivant dans l'isolement pour leur permettre de retrouver leurs propres ressources et d'accéder à un épanouissement au travers d'une expérience aux dimensions sportives, humaines et sociales. Le désengagement des institutions de droit commun et la marginalisation sont des problématiques inhérentes à la vie dans la rue. Au travers de cette action l'objectif visé était de permettre une remobilisation par l'investissement dans le montage et la réalisation du projet.

PARTICIPER, S'ENGAGER, CO-CONSTRUIRE

Le projet a nécessité un réel travail en amont. La constitution d'un groupe fut l'une des étapes clés. Malgré quelques incompréhensions lors des réunions en raison différents niveaux de français des participants, ces dernières furent une réussite et ont permis aux bénéficiaires d'être source de propositions et véritablement acteurs du projet. De nombreux mois de préparation ont été nécessaires pour qu'ils puissent, au regard de leur problématiques, appréhender et s'investir dans cette action. Il est essentiel de souligner leur assiduité et le fait qu'ils aient respecté les engagements qu'ils avaient pris, malgré les situations complexes auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.

APPRÉHENDER SES LIMITES

Grâce à un itinéraire adapté, chacun à pu, à son rythme et en fonction de ses conditions physiques, effectuer l'intégralité du parcours. Les temps d'échange ont permis à chacun d'évoluer à l'allure qu'il souhaitait tout en respectant les règles de sécurité et le collectif. Ce fut probablement le sujet principal de frustrations et de tensions au sein du groupe, entre les différentes perception et ambitions des participants, du défi sportif à l'immersion en nature.
L'effort physique demandé a amené une réflexion quant à leurs capacités. Certains, peu sportifs, ont pu se dépasser et identifier les éléments représentant des freins (surpoids, cigarette, consommation d'alcool...). D'autres, néophyte en montagne, ont démontré une agilité et une aisance déconcertante, acquérant un statut de meneur permettant d'entrainer le groupe et de se découvrir une autre place.

SENSIBILISER AU MILIEU MONTAGNARD

La volonté était de profiter de la situation géographique de Grenoble qui fait de la montagne un espace accessible et ainsi d'agir sur le territoire local. Le massif du Vercors est un environnement à la fois connu, puisqu'il est visible depuis l'espace urbain et inconnu, car beaucoup n'ont jamais accédé à ce massif. Les multiples pas, cols, crêtes, haut-plateaux et balcons que nous avons traversés leur a permis d'acquérir une bonne connaissance de la montagne. Beaucoup ont souligné l'immensité et la beauté de la montagne, du bien être qu'ils ressentaient lorsqu'ils se trouvaient sur ses sentiers et de l'importance de la préserver.
L'approche en mobilité douce non polluant et à un coût tout à fait abordable leur permettra peut-être de se rendre à nouveau dans les lieux parcourus durant cette traversée.

ÉCHANGER ET PARTAGER

L'objectif du projet était également de vivre une expérience positive de groupe, en dépit des différences culturelles, identitaires de langues et spirituelles des participants. Lors de la randonnée, nous avons assisté à de belles rencontres humaines, à la naissance de complicités inattendues et surtout à une entraide et une ambiance très joyeuse.
Pour illustrer et témoigner de cette expérience, une exposition retraçant l'aventure va prochainement voir le jour, mêlant des photographies qu'ont pu prendre les participants et celles d'une photographe professionnelle ayant vécu une partie de l'aventure avec nous.

Des rencontres qui laisseront des souvenirs dans la durée avec le renard habitué aux randonneurs du refuge non gardé, le vautour passant à leur niveau, les bouquetins, chamois et marmottes...

Grâce aux connaissances de l'accompagnateur de moyenne montagne encadrant le périple, nous avons tous beaucoup appris à propos de la faune, de la flore et des spécificités de cet environnement. Des participants ont manifesté un intérêt certain pour ces apprentissages puisque de nouveaux projets en lien avec ces connaissances sont à l'étude, tel que la création d'ateliers cuisine basés sur l'utilisation des plantes de montagne.

Découvrez la traversée en images

JPEG - 75.2 ko

Femmes des cimes et d’ailleurs

28 septembre 2016 Pratiques sportives
L'histoire, d'abord, est celle d'une rencontre entre des femmes à la fois proches et lointaines : 12 femmes (8 françaises et 4 latino-américaines). Des femmes qui, bien que vivant sur des continents différents, ont pour habitude de s'aventurer en (...)

JPEG - 271.3 ko

L'histoire, d'abord, est celle d'une rencontre entre des femmes à la fois proches et lointaines : 12 femmes (8 françaises et 4 latino-américaines). Des femmes qui, bien que vivant sur des continents différents, ont pour habitude de s'aventurer en haute montagne et avaient envie de réaliser une expédition ensemble. C'est aussi l'histoire du « dépassement de soi », en tant qu'être humain face à la rudesse de la nature, en tant que femmes libres, autonomes, évoluant en milieu hostile.

Voilà le synopsis du documentaire que l'équipe d'Images Solidaires, une association d'éducation citoyenne qui travaille sur l'image au sens large : image de soi, image des autres, stigmatisation médiatique, préjugés... est partie tourner cet été en Bolivie. 6 femmes du GFHM (Groupe Féminin de Haute Montagne) de Grenoble, ont rejoint 4 femmes andinistes (de l'association Mujer Montaña) pour gravir ensemble des sommets.

Pendant 4 semaines Christelle l'ethnologue, et Marie la vidéaste d'Images Solidaires, ont pris part et filmé cette aventure humaine. Elles ont accompagné les 10 femmes, en les filmant, dans l'ascension de sommets andins et dans cette rencontre interculturelle.

Un film pour mettre en lumière la présence des femmes en haute montagne

Bien que moins nombreuses que leurs homologues masculins, les femmes alpinistes relèvent des défis considérables mais leur invisibilité sur les écrans reste manifeste. C'est pourquoi, Images Solidaires a voulu mettre la lumière sur ces amoureuses des cimes à travers la réalisation d'un film cherchant à donner envie à d'autres femmes de se rapprocher de la montagne.

Ce film cherchera aussi à mettre en avant l'aspect humain de cette aventure sportive. Il se questionnera sur ce qui incite ces femmes à s'aventurer entre les crevasses ou à escalader les falaises. A comprendre aussi comment cela est perçu par leur entourage. Comment les différences de chacune se sont-elles articulées dans le groupe ? Dans les cordées ? Jusqu'aux sommets ?

FEMMES DES CIMES EN QUELQUES CHIFFRES

Et pour arriver jusqu'au sommet, il a fallu du courage à cette cordée interculturelle !
Un mois, deux étapes, douze femmes, deux sommets à plus de 6000 mètres d'altitude : le Chachacomani (17h de marche) et le Huayna Potosi, 15 jours de tourista, 30 soupes de Quinoa, un nombre considérable d'engueulades, de pleurs, et de rires, 658 Lamas croisés, 5 mules et 10 porteurs, 1 cuisinière : Alicia, de la neige, des crampons et des piolets, et des petits chaussons duvet…

Rien n'a été simple. Certaines choses qui avaient été prévues n'eurent pas lieu. Et d'autres non planifiées, eurent lieu. Mais des sommets ont été atteints. Chacune des participantes a pu gravir le sien, qu'il soit géologique ou intérieur et qui restera marqué comme un apprentissage pour la vie à venir.

ALLER PLUS LOIN

- www.images-solidaires.net
- www.facebook.com/Imagesolidaires

Esprit parc national en Vanoise

21 septembre 2016 Tourisme
Initié en 2015 par les dix Parcs Nationaux Français, la marque Esprit parc national va officiellement voir le jour en Vanoise à l'occasion d'une cérémonie de lancement le vendredi 23 septembre aux Belleville (Chambéry). Cet événement sera l'occasion (...)

PNG - 341.4 ko

Initié en 2015 par les dix Parcs Nationaux Français, la marque Esprit parc national va officiellement voir le jour en Vanoise à l'occasion d'une cérémonie de lancement le vendredi 23 septembre aux Belleville (Chambéry).

Cet événement sera l'occasion de présenter et préciser les contours et l'identité de cette marque ainsi que ses perspectives de déploiement dans le Parc national de la Vanoise, en présence d'André Plaisance, maire des Belleville et de Christophe Roulier, vice-président du conseil d'administration du Parc national et représentant de Mountain Wilderness. Les premiers bénéficiaires de la marque, un apiculteur et des accompagnateurs en montagne, témoigneront également de leur engagement dans cette démarche.

Suivra prochainement de nouveaux appels à candidature, auprès notamment d'hébergeurs et de prestataires de sorties découvertes, pour l'obtention de la marque en 2017.

Esprit Parc National, qu'est-ce que c'est ?
L'objectif initial de la marque collective « Esprit parc national » est de fédérer et soutenir les acteurs économiques des territoires mais aussi, sensibiliser le consommateur aux valeurs d'authenticité, de respect, de partage, d'engagement et de vitalité portées par les parcs nationaux depuis plus de 50 ans. Elle met donc en valeur des produits et services imaginés et créés par des hommes et des femmes qui s'engagent dans la préservation et la promotion de ces territoires d'exception. Enfin, la marque Esprit parc national est aussi porteuse d'un message de solidarité en privilégiant l'économie locale.

ALLER PLUS LOIN

- Site internet de la marque : www.espritparcnational.com
- Site internet du Parc national de la Vanoise : www.vanoise-parcnational.fr

Une conférence pour les hautes montagnes du monde

21 septembre 2016 Pratiques sportives
Mont Cook - Nouvelle Zelande (c) Olivier Moret En juin 2018, Chamonix accueillera la quatrième édition de la « Sustainable Summits Conference ». Cette rencontre internationale réunit des acteurs de terrain pour échanger sur l'avenir des hautes (...)
Mont Cook - Nouvelle Zelande
Crédits photos
Mont Cook - Nouvelle Zelande
(c) Olivier Moret

En juin 2018, Chamonix accueillera la quatrième édition de la « Sustainable Summits Conference ». Cette rencontre internationale réunit des acteurs de terrain pour échanger sur l'avenir des hautes montagnes et partager des bonnes pratiques afin de mieux préserver les plus hauts sommets de la planète.

Imaginée par le club alpin américain avec le soutien du parc national du Denali (Alaska), la « Sustainable Summits Conference » rassemble pendant trois jours des alpinistes, des gestionnaires de site, des chercheurs, des entreprises et des représentants du milieu associatif. Si la question des déchets était au cœur de la première édition (Golden, Colorado, 2010), les thèmes de l'édition suivante (Golden, 2014) abordaient d'autres problématiques comme l'accidentologie, les pratiques éco-citoyennes en haute montagne ou le cas particulier de l'Everest.
La troisième édition, qui avait lieu cet été au pied du mont Cook (Nouvelle Zélande), a ouvert la conférence vers de nouvelles thématiques comme l'augmentation des risques naturels en lien avec le changement climatique, le respect des populations autochtones et la commercialisation des hauts sommets.

Pascal Mao, géographe à l'Université Grenoble-Alpes et Olivier Moret, directeur de la Fondation Petzl, avaient fait le déplacement en Nouvelle Zélande pour porter la candidature d'un collectif (lire encadré) motivé par l'organisation de la quatrième édition de cette conférence, à Chamonix, en juin 2018. Cette candidature française a été chaleureusement accueillie par le public et les animateurs des précédentes éditions.

Au delà de l'échange d'expériences et de solutions de terrain, l'ambition pour 2018 est de porter un message fort à destination des alpinistes et du grand public : les hautes montagne de la terre sont essentielles à l'équilibre de notre planète. Elles font partie des derniers espaces sauvages où l'homme peut vivre des expériences exceptionnelles. À ce titre, elles représentent un bien commun pour l'humanité.

- www.sustainable-summits.com

UNE ÉQUIPE POUR 2018

L'organisation de la quatrième édition de la « Sustainable summits conference » ou « conférence des hautes montagnes du monde » sera portée par un collectif composé notamment de chercheurs, de gestionnaires de site de haute montagne et d'associations de pratiquants :
- Mountain Wilderness France
- Le club alpin français, le club alpin américain et le club alpin néo-zélandais
- Les parcs nationaux français de haute montagne (Écrins, Vanoise et Mercantour)
- L'Espace Mont Blanc
- Le laboratoire d'excellence innovation et territoire de montagne (Labex ITEM)
- Le groupe de presse Bayard nature et territoires
- La ville de Chamonix
- La Fondation Petzl

Dégustation nature sur les balcons du Vercors

24 août 2016 Mobilité douce Pratiques sportives
Le week-end des 9 et 10 juillet aura été l'occasion pour une dizaine de participants, tous Rhônalpins, d'effectuer une sortie-découverte dans le massif du Vercors, en transports en commun. Partis de Lyon ou Grenoble, via Prélenfrey du Gua – le (...)

JPEG - 222.8 ko

Le week-end des 9 et 10 juillet aura été l'occasion pour une dizaine de participants, tous Rhônalpins, d'effectuer une sortie-découverte dans le massif du Vercors, en transports en commun.

Partis de Lyon ou Grenoble, via Prélenfrey du Gua – le départ de la rando – les participants ont traversé la barrière orientale du Vercors en franchissant le spectaculaire mais non moins facile, Pas de la Balme, afin de rejoindre Corrençon en Vercors, au cœur des 4 montagnes.
Si la plupart d'entre eux étaient des « habitués » de la montagne, cette approche sans voiture a été une découverte qui leur permettra à l'avenir de reproduire le même genre de sorties sans polluer.

Animé par Julien Schmitz, Accompagnateur en montagne, ils ont pu déguster de nombreuses plantes sauvages, agrémentés d'une petite cuisine sauvage au cours du parcours, afin d'améliorer l'ordinaire.
Ainsi, les randonneurs auront pu goûter fleurs et racines de Raiponce en omelette, l'oxalis en salade qui parfume très largement d'un goût acidulé, ou encore des beignets de fleurs de sureau. Produits locaux et herbes sauvages étaient au menu du refuge de la Soldanelle le samedi soir.

Un très beau week-end sous un ciel radieux, qui aura permis à chacun de (re)découvrir le Vercors comme ils ne l'avaient encore jamais vu !

JPEG - 82.5 ko

Conquis par les plantes sauvages de nos montagnes !

4 juillet 2016 Mobilité douce Pratiques sportives
Le dernier week-end de juin a permis à 16 gourmands montagnards de découvrir, grâce à Mountain Wilderness, le "panier garni" que les balcons Est du Vercors mettent à leur disposition. L'occasion aussi de (se) prouver que l'on peut recourir aux (...)

JPEG - 285.2 ko

Le dernier week-end de juin a permis à 16 gourmands montagnards de découvrir, grâce à Mountain Wilderness, le "panier garni" que les balcons Est du Vercors mettent à leur disposition. L'occasion aussi de (se) prouver que l'on peut recourir aux transports en commun pour rejoindre les montagnes depuis Grenoble, la sortie étant un support à cet éveil.

Objectif atteint, à cette occasion, l'ensemble des participants a partagé cette approche douce. Sensation d'immersion paisible, les participants reconnaissent que la "contrainte" (horaires fixes ou réservation) ouvre néanmoins des libertés insoupçonnées : changer de versant, de massif, de vallée, de département, tout devient possible !

Quant au motif de la balade, "découverte des plantes médicinales et comestibles", cela n'a pas été un vain mot puisqu'avec Fabrice, l'accompagnateur en montagne de cette sortie, les participants ont pu goûter une dizaine de plantes en bord de chemin (mention spéciale à l'Oxalis petite Oseille, que les enfants apprécient tout particulièrement) ou dans l'assiette proposée par le refuge de la Soldanelle. Les randonneurs "changeurs d'approche" ont (re)découvert la cuisine de "classiques" des plantes sauvages de montagne, comme l'alliaire, le chénopode ou l'ail des ours…. Ils ont également pu savourer les plantes "bonus" qui égayent et diversifient plats ou boissons : l'aspérule, le Sideritis hyssopifolia - thé des Alpes, l'amère grande gentiane ou la superbe vipérine !

Un grand merci également à David (eco-garde du Parc naturel régional du Vercors) dont les informations sur la géologie, la biologie, l'histoire du PNR ont agrémenté l'enjambement des crêtes par le Pas de la Balme.
On n'oubliera pas le refuge, sa terrasse à tomber (tant la vue est belle, aucun risque de choir !), et la dévotion de ses gardiens qui mettent à notre disposition boissons raffinées et mets locaux voire très locaux (champs alentour pour certaines plantes) !

Une sacrée expérience pour tous les explorateurs de la biodiversité montagnarde, qui combine une approche nouvelle et un échange profond avec le très beau milieu que constitue ce bout de Vercors. Discuter avec les acteurs locaux, se recentrer, se sentir acteur du changement en partageant doutes et motivations..., autant d'arguments en faveur de ce type de sortie en montagne !

La majorité des participants a découvert la campagne Changer d'Approche de MW à l'occasion de ce WE. Leurs retours sont très positifs :
- Une envie d'aller plus souvent en montagne et différemment ;
- Un regard différent sur le milieu montagnard sous tous ses aspects (écologie, humain…) ;
- De belles rencontres humaines et un enrichissement mutuel ;
- Un enthousiasme à réitérer l'expérience !

VISIONNEZ LE DIAPORAMA PHOTOS DE LA SORTIE

JPEG - 82.5 ko

Les Sentiers de la Dignité

4 juillet 2016 Mobilité douce
Du 7 au 12 septembre 2016, Mountain Wilderness et l'association Point d'Eau organisent une Traversée du Vercors par les Hauts Plateaux avec un public en situation de précarité. LA MONTAGNE POUR S'ÉVADER, POUR SE RENCONTRER Depuis plusieurs années (...)

Du 7 au 12 septembre 2016, Mountain Wilderness et l'association Point d'Eau organisent une Traversée du Vercors par les Hauts Plateaux avec un public en situation de précarité.

LA MONTAGNE POUR S'ÉVADER, POUR SE RENCONTRER

Depuis plusieurs années Mountain Wilderness travaille aux côtés de l'association Point d'Eau, un accueil de jour de la Fondation Abbé Pierre pour des personnes en situation de précarité. Les deux associations organisent, avec un professionnel accompagnateur en montagne, des sorties sans voiture dans les espaces montagnards.
En 2016, la collaboration de nos deux associations proposera une itinérance en montagne à travers le massif du Vercors (38) avec un accès en transport en commun. Cette traversée sera l'occasion de proposer à ce public sans véhicule personnel de découvrir les possibilités offertes par les transports en commun pour accéder aux espaces montagnards. Les personnes initiées pourront parla suite réitérer des sorties en montagne de façon autonome.

POINT D'EAU, HAVRE DE PAIX DANS UN QUOTIDIEN DE SURVIE

Point d'Eau est un accueil de jour de la Fondation Abbé Pierre basé à Grenoble (38). L'association a été créée pour favoriser un temps de pause, de repos, d'accès à l'hygiène des personnes en situation de précarité, leur redonner le goût de se laver et de laver leur linge. Elle leur offre ainsi un meilleur accès à la santé, à l'insertion sociale, voire professionnelle.
C'est un lieu d'écoute, d'accueil et d'orientation qui contribue à maintenir un lien avec des personnes dont les réseaux familiaux, amicaux et le lien avec le travail sont souvent rompus.
Prendre soin de soi c'est également se faire plaisir, redonner à son corps des « mouvements » positifs et sortir de son quotidien, parfois difficile du fait des conditions de rue ou des situations d'isolement.
L'objectif de cette itinérance en montagne est d'offrir à ce public un espace d'évasion, de bien-être, par l'immersion en pleine nature pendant une semaine.

JPEG - 61.4 ko

PROGRAMME DE CETTE TRAVERSÉE DU VERCORS EN 6 JOURS

Ce territoire de montagne que constitue le massif du Vercors a réussi à conserver une agriculture et une vie sociale dynamique qui s'allient à des paysages et à un patrimoine naturel d'une grande valeur. Situé au sud de Grenoble, le Trièves a l'avantage d'être desservi par le train, grâce à la ligne SNCF du Train des Alpes, reliant la capitale des Alpes à Gap. Les acteurs de cette destination à l'écart du tourisme de masse, encouragent le public à leur rendre visite par ce moyen transport, pratique, économique et écologique !

La traversée du Vercors offre la découverte sur les sentiers de multiples espèces végétales et animales telles que vautours fauves et moines, gypaètes, aigles royaux, marmottes, bouquetins, chamois... Repas et nuits alternées dans des bergerie, abri et refuge en dortoir. Les encadrants et les accueillis de Point d'Eau se retrouveront dans le même monde, celui de la montagne où il fait bon se sentir ensemble.

Réveil matinal, petit déjeuner, préparation des sacs, marche, découverte du milieu rythmeront cette traversée de la dignité. Une trentaine d'heures de marche, des heures solidaires pour avoir l'occasion de retrouver un apaisement, pour trouver l'immensité, la beauté, le dépassement de soi. Dans l'effort les participants seront entourés, valorisés, soutenus, des rencontres qui brisent les préjugés. Marche de 6h par jour, sur sentiers et hors sentiers (dont passages aériens), et/ou 700 à 1200 m de dénivelé positive environ, et/ou 15 à 18 km.

VISIONNEZ LA VIDÉO "LES SOMMETS DE LA DIGNITÉ"

JPEG - 75.2 ko

Grand domaine skiable 66

9 juin 2016 Tourisme
(c) Louis THOUVENOT Plus de 300 personnes se sont élancées, le dimanche 5 juin 2016, sur les sentiers entre le lac de Balcère et les paturages de Ganyades, pour dire « un grand "NON !" au projet de grand domaine skiable 66 ». En tête de (...)
JPEG - 167.9 ko
Crédits photos
(c) Louis THOUVENOT

Plus de 300 personnes se sont élancées, le dimanche 5 juin 2016, sur les sentiers entre le lac de Balcère et les paturages de Ganyades, pour dire « un grand "NON !" au projet de grand domaine skiable 66 ».

En tête de cortège : Christian Blanc, l'ancien maire des Angles, et Antoine Glory, porteur du drapeau bleu de Mountain Wilderness. Tous deux pilotent le collectif s'opposant à la grande liaison inter-stations imaginée par les édiles de Font-Romeu, Bolquère-Pyrénées 2000, Les Angles et Formiguères, en contradiction flagrante avec la charte du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes que ces élus ont pourtant signée.

Agnès Langevine, la 3e vice-présidente de la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées en charge de la transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l'économie circulaire et des déchets, est venu témoigner son opposition à ce qu'elle a qualifié d' « aberration environnementale, climatique, économique, touristique et démocratique. Un projet non compatible avec la charte du Parc naturel régional Pyrénées catalanes et qui aurait des impacts irréversibles sur la biodiversité de ces sites classés. »
Le collectif, qui regroupe maintenant une trentaine d'associations de protection de l'environnement, mais aussi de pratiquants de la montagne et des professionnels du tourisme, a également reçu le soutien de José Bové, pour qui « ce futur "Notre Dame des Neiges" est une aberration économique, financière et écologique. Celles et ceux qui se dressent aujourd'hui contre ce projet jettent les bases d'un développement harmonieux de la montagne basé sur le ski et les loisirs, mais également sur le pastoralisme, la forêt et un tourisme de qualité et de découverte. Le contraire des usines à neiges et à pognon qui ne profitent qu'à une minorité. » (lire le soutien de José Bové au Collectif).

Alors que les scénarii climatiques prévoient d'ici 2020 (dans 4 ans seulement !) une réduction de la hauteur de neige de 35% et de la durée d'enneigement de 25% sur les Pyrénées, cette stratégie de fuite en avant constitue pour cet espace géographique de très haute qualité environnementale (PNR, sites classés, Natura 2000, ZNIEFF, forêt patrimoniale…) une menace écologique majeure avec la destruction ou la perturbation des derniers espaces naturels, merveilleux paysages modelés au fil des siècles par la dynamique naturelle et le pastoralisme et jusqu'à présent sauvegardés de l'emprise déjà tentaculaire des équipements touristiques de masse.

Le mot de la fin à Louis, ancien forestier et adhérent de MW : « Je veux défendre un paysage que l'on veut saccager. Pourquoi développer du ski industriel, alors qu'il y a tant d'autres choses à faire ».

Avec les ados, pour une autre approche de la montagne

1er juin 2016 Mobilité douce Pratiques sportives
(c) Monika GLET Dans le cadre du projet européen Erasmus+, les élèves de la classe de Première STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) du Lycée Louise Michel de Grenoble ont participé fin mars pendant 4 jours à une excursion (...)
JPEG - 186.1 ko
Crédits photos
(c) Monika GLET

Dans le cadre du projet européen Erasmus+, les élèves de la classe de Première STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) du Lycée Louise Michel de Grenoble ont participé fin mars pendant 4 jours à une excursion en montagne pas comme les autres.

Après un déplacement en transport en commun, les 21 élèves ont été accueillis au centre « Le Tétras Lyre » de Saint-Andéol, sur les balcons est du Vercors.
Encadrées par deux accompagnateurs en montagne professionnels, les activités se sont succédées tout au long de la semaine, afin de mieux faire comprendre le quotidien d'un village de moyenne montagne à de jeunes citadins, tout en faisant travailler le corps et l'esprit.
Découverte du patrimoine rural montagnard, course d'orientation, randonnées, fabrication et cuisson du pain dans le four communal, étaient au programme, dans une démarche active et dynamique.
Ces activités ont également permis la rencontre et des temps d'échange avec des acteurs locaux, qui sont les meilleurs ambassadeurs de leur territoire : une éleveuse de brebis à lait, un ancien maire, ou encore, un éco-garde du Parc naturel régional du Vercors.

Ces élèves, dont certains ne connaissent essentiellement que la ville ou la montagne « artificielle » des stations de ski, ont vivement apprécié l'approche proposée alliant découverte et apprentissage sur le terrain (même si certains -habituellement peu actifs- ont eu quelques courbatures, vite oubliées).
En plus d'avoir acquis une meilleure connaissance de la faune et de la flore, d'avoir compris la richesse et la fragilité de cette biodiversité, ainsi que les enjeux socio-économiques d'un petit village de moyenne montagne, tous ont aussi apprécié le calme et le silence (sérénité) des lieux.
Ils ont jugé leur classe davantage « soudée » à l'issue du séjour. De bon augure avant les examens qui approchent... !

Difficile de résumer en quelques mots une expérience aussi riche et variée que cette semaine en montagne, mais l'ensemble des participants à ce séjour est unanime : l'approche proposée les a sensibilisés à l'environnement, au partage, à l'entre-aide et au savoir vivre en communauté.
Ce fameux « Savoir vivre en communauté » qui leur a semblé être un des piliers de ce séjour réussi sera un atout pour leur avenir personnel et professionnel.
Autre ressenti globalement très exprimé : ils aimeraient tous participer de nouveau à ce type de séjour, et même plusieurs fois par an !

JPEG - 74.1 ko

Les Boucs en Train

26 mai 2016 Mobilité douce Pratiques sportives
Conquérir les sommets en utilisant les transports en commun, c'est le défi que se sont lancés les Boucs-en-Trains ! L'histoire commence en 2015. Benjamin Roucayrol est alors embauché chez la SNCF à Lille, et habite en Belgique. Ce jeune ardéchois de (...)

JPEG - 150.5 ko

Conquérir les sommets en utilisant les transports en commun, c'est le défi que se sont lancés les Boucs-en-Trains !

L'histoire commence en 2015. Benjamin Roucayrol est alors embauché chez la SNCF à Lille, et habite en Belgique. Ce jeune ardéchois de 28 ans, sérieusement en manque de montagnes, décide d'utiliser le train, pour assouvir sa soif des hauteurs, le temps d'un weekend par mois.

Il farfouille le net de fond en comble à la recherche de randonnées et de sommets, le tout accessible en transports en commun.

Trouvant l'information quelque peu dispersée sur plusieurs sites, il décide d'en créer un, en détaillant l'ensemble des randonnées qu'il effectue.

C'est donc en Mars 2016, que naissent le site Internet lesboucsentrain.com, qui, dans l'esprit de changerdapproche.org, encouragent les amoureux des grands espaces, à laisser leurs voitures au garage, et à favoriser les transports en commun lors de leurs randonnées.

Pour aller plus loin que ce simple « site annuaire », et pour ne plus randonner seul, il imagine créer une communauté basée sur le modèle des Clubs Alpins. Des amoureux de la randonnée et de la montagne, se donnant rendez-vous dans les 3 000 gares de France : voilà son rêve !
C'est dans cet optique qu'un groupe Facebook des Boucs-en-Train voit le jour.

L'idée est simple : quiconque peut proposer une idée randonnée accompagnée d'une date. Les personnes sont alors libres de participer, ou non, à cette sortie. A noter qu'en général, une sortie est proposée en moyenne un week-end par mois.
Une fois cette sortie effectuée, la randonnée est mise en ligne sur le site, avec itinéraire, durée, dénivelés et photos à l'appui.

Alors, n'hésitez plus et rejoignez-les !

- Sur le web : www.lesboucsentrain.com
- Sur Facebook : la page - le groupe